Pas un seul Etre qui ne m'ait appris
Quelque chose
Ou quelqu'un.
Pas un secret qui n'ait fleuri
Sur des lèvres savoureuses
Pas un temps de perdu,
Une heure de libre,
Qui n'ait effrité sa lumière sur moi
Qui n'ait effeuillé sa marguerite
Au cur de mon royaume.
Pas une robe de cour qui n'ait émerveillé ma prunelle
Comme la main sûre et tendre
D'un ami.
Oui, pas un roseau pensant
Qui n'ait infléchi sa lourde loi d'humanité
Dynamitée
Je crois que pas un Etre ne m'a oubliée
Pas une source,
Un précipice
Dans la ronde effrénée et chaude -
La sourde ronde cosmique
Aux tartares impérissables,
Aux pampas de géant.
Ils m'ont tous connue
Et pas un cur
Que je n'ai oublié......
Arlette REBERSAT